Pourquoi on va à la Route du Rock

Du 11 au 14 août aura lieu la 26ème édition de la Route du Rock près de St Malo, un festival qui tient une jolie place dans notre petit cœur et on va vous expliquer pourquoi en quelques lignes.

La colonne vertébrale d’un festival c’est bien sûr sa programmation. On aime celle de la RDR car elle est pointue, de qualité, basée sur la musique indépendante et toujours faite de belles découvertes et redécouvertes.

On va à la Route du Rock pour revoir des projets qu’on adore en live

La colonie de Vacances, le jeudi à la Nouvelle Vague. On avait découvert ce projet fou au Cargö (Caen) en 2013. 4 groupes (Papier Tigre, Pneu, Marvin et Electric Electric) aux 4 coins de la salle et le public au milieu. Ça joue, ça se répond, ça s’écoute, ça fait des solos, bref c’est jouissif. Un spectacle qui sort de l’ordinaire, qui bouscule le spectateur et ça fait du bien!

Vu le plaisir qu’on a pris à revoir La Femme à Beauregard, on n’est pas contre en reprendre une dose pour patienter un peu plus avant la sortie de l’album début septembre! C’est le samedi que leur douce folie va surement encore une fois nous emporter. Des rythmes entêtants, des paroles ciselées, des membres au charisme incontestable, ça va se dandiner dans Fort St Père!

En 2014, c’est à la RDR qu’on avait eu la chance de voir Slowdivec’est donc avec impatience qu’on a envie d’y revoir Rachel Goswell et son nouveau projet Minor VictoresElle est accompagnée de Stuart Brainwaithe de Mogwai, Justin Lockey d’Editors et James Lockey de Hand Held Cine Club, excusez du peu. C’est en plus le coup de cœur de François Floret, directeur de la RDR, comme il le confiait dans une interview pour My Band News et leur première date en France!

On risque également de prendre notre pied devant les cultissimes Belle and Sebastian, Battles, déjà venus il y a quelques années et toujours sur les dires de François Floret, un des 10 meilleurs concerts de ces 26 ans. Tindersticks bien sûr, Savages que l’on a manqué l’année passée mais aux vues de tous les récits et bons retours qu’on a eu on ne se fait pas de soucis sur la claque qu’on va prendre, tout comme devant The Fat White Family également programmé le dimanche. On ne manquera pas non plus les sorciers de Suunsautres habitués de la RDR.

 

On va à la Route du Rock pour faire des découvertes

Titillés par un article sur Usé dans les Inrocks on était pas mécontents de le voir apparaître dans la prog de la RDR et d’ainsi assouvir notre curiosité. Le jeudi 11 août sera l’occasion d’une double découverte car c’est dans la salle de la Nouvelle Vague dont on a souvent entendu parler qu’aura lieu le concert de cet enragé.

« Bastonner les gens sans les cogner pour de vrai. » c’est Jason Willianson de Sleaford Mods qui le dit dans une interview pour Tracks et ça nous a intrigué! Du punk sans instrument, des textes qui transpirent la rébellion face à une Angleterre conservatrice et pleine de désillusions, on a bien envie d’aller gueuler à s’en péter les cordes vocales avec ces deux grands ados.

D’autres mots ont attirés notre attention, ce sont les deux qui composent le nom de ce groupe venu des 4 coins de la France: Requin Chagrin. C’est sur la plage (comme à Cabourg, Mon Amour où ils joueront ce week-end) que l’on découvrira ce que ça donne en live. Une fille, 3 garçons, un style difficile à définir comme ils le disent eux-mêmes dans une interview de La Distillerie: « Le requin chagrin est un animal hybride ! Il nage dans la pop, et parfois patauge dans la surf, le garage, le shoegaze, le psyché. Bref c’est un gros mélange. »

Comment résister à l’appel du premier album de LUH « Spiritual songs for lovers to sing »? Ellery Roberts (de feu Wu Lyf) risque de nous nouer les tripes grâce à ces morceaux composés et interprétés avec sa muse Elbony Hoorn. Leur rencontre, digne d’un scénario, que l’on avait lue dans les Inrocks, nous avait presque émue, on espère retrouver ça sur scène samedi 13 août. (Egalement à Cabourg, Mon Amour ce week-end).

On ne sera surement pas non plus en reste devant les différents univers électroniques de Pantha Du Prince, Gold Panda, Rival Consoles, The Field, Haelos et Julia Holter ainsi que dans les mondes tordus de Kevin Morby, Psychic Ills, Aquagascallo, Exploded View, Ulrika Spacek, Morgan Delt, Halo Maud, Fidlar et les grands Lush.

On va à la Route du Rock pour son âme

Les pieds dans le doux sable des remparts de St Malo l’après-midi et bien à l’abri dans le Fort le soir, on se sent tout simplement bien à la Route du Rock. On retrouve les copains de Caen, de Rennes, les copains des autres éditions, on se fait des nouveaux copains.

On en prend plein les oreilles et les mirettes avec ce qu’on nous offre sur scène et quand on repart on a la sensation de quitter une colonie de vacances, on aimerait que ça dure toujours plus, on se rassure en se disant qu’il faut juste attendre l’été suivant.

L’esprit libre, indépendant, humain de la Route du Rock, c’est pour ça qu’on y va!

Site internet: http://www.laroutedurock.com/

Par Flavie Mazier avec l’aide de Pauline Leclercq

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