Love from Cabourg mon Amour

Du 29 au 31 juillet, Cabourg Mon Amour battait son plein pour sa quatrième édition. Un cadre idyllique et une programmation de qualité, c’était impossible pour nous de rater le festival . Mais comme on est pas du genre à se la couler douce sur la plage, La Liaison s’est infiltrée parmi les bénévoles. Retour sur 3 jours de festival au bord de la mer, derrière le bar.

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Pour cette nouvelle édition, le festival Cabourg mon Amour nous accueille sur un site plus grand, et avec une météo beaucoup plus clémente que l’année dernière. Les festivaliers ont pu se prélasser ou faire une partie de Mölkky dans un espace chill digne de ce nom, tout en écoutant les concerts pas loin derrière. Une scène sur la plage, l’autre sur la digue mais la même vue chaque soir sur le magnifique coucher de soleil. Aussi beau qu’instagramable. Pour la seconde année consécutive, j’officie derrière le bar des Dunes. Et ce qu’on remarque en tant que bénévole, c’est aussi le travail sur l’organisation et sur les infrastructures, beaucoup plus solides. A couvert du vent, du temps gris du samedi mais parfait endroit pour profiter du  soleil du dimanche. Encore une fois, on est obligé de tomber sous le charme du lieu.

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Même si les bénévoles viennent et reviennent pour l’ambiance, c’est aussi pour la programmation qu’on est tous là.  La grande scène en face de mon poste et mes horaires devaient me permettre de voir un bon nombre d’artistes que j’attendais. Moins facile que prévu: c’est pendant Jagwar Ma et Jacco Gardner qu’il y a eu des pics de soif. Un peu de déception sur ce point, je n’ai même pas eu le temps d’entendre une note, mais les découvertes ont renversé la donne. Je vous passe Ten Fé ou encore Hinds, certes un bon moment, mais le tout grâce à une recette musicale et scénique assez ordinaire qui marche.

Parmi ce qui m’a vraiment marqué, Fils de Vénus. Un dj set d’ouverture bien cool mais surtout un collectif fondé en 2011 qui abrite des artistes comme nos chouchous du moment Bagarre. L’objectif de la maison: promouvoir la scène électronique et s’affranchir des clichés des nuits parisiennes. Une initiative qui ne nous a pas laissé indifférents chez La Liaison. 

Du côté des découvertes, O, avec mille ans de retard j’ai l’impression. En tout cas j’ai bien dansé derrière le bar. Il y a aussi Requin Chagrin, happée par la voix de Marion, la chanteuse, mais un peu bloquée par sa prestance sur scène un peu fermée, timide (c’était tout de même un plaisir de les revoir à la Route du Rock). D’ailleurs, toujours dans les voix étonnantes, j’ai pu ouïr FishBach pendant ses balances: un rythme sympa et des bouts de morceaux intéressants. Et vu le nombre de personnes qui m’ont demandé comment c’était, ça devait être l’artiste à ne pas rater (et si vous vous demandiez: non je ne l’ai pas vu).

Au-delà de tout ça, j’ai eu le plaisir de retrouver Samba de la Muerte et Faroe. Mon sang caennais brouille très sûrement mon objectivité, mais ce sont des lives que j’apprécie voir et revoir. Et si j’en crois l’ambiance captivante de ces deux set, je ne suis pas la seule à être séduite. Seul hic chez Samba: je n’ai pas encore vu un public dépenser autant d’énergie qu’Adrien, le chanteur du groupe. Comme si sa débordante vitalité n’était pas assez communicative pour embarquer les foules.

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Et pour finir, une redécouverte: Flavien Berger. Déjà vu à Nordik Impakt cet hiver, je n’avais que très peu accroché mais depuis Cabourg, La Fête Noire et Gravité sont des morceaux qui ne quittent pas ma playlist. Le contexte y est sûrement pour beaucoup: une légère brise qui fait flotter les drapeaux du festival, un coucher de soleil qui accompagne le live, on se dandine avec les copains. Bref, un moment magique comme on en a rarement eu, en total raccord avec les morceaux de l’artiste. Le meilleur souvenir de ce dernier jour. Et si j’ai bien compris ce que tout le monde raconte, le monsieur est tout ce qu’il y a de plus adorable. Que demander de mieux?

Un week-end passé bien trop vite. On a quitté les copains bénévoles bien trop tôt (mais retrouvé certains dans les festivals qui suivaient), on a replié notre tente (tant bien que mal) le coeur presque brisé. Plus qu’à attendre l’année prochaine avec, on le souhaite, une édition tout aussi réussie.

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