Biches party

Fin juillet a eu lieu la première édition du Biches festival dans l’Orne, à Cisai St Aubin. Une première édition qu’on a suivi de près dès le début avec La Liaison car la programmation et la couleur de cet événement nous parlaient totalement. C’est donc avec enthousiasme et curiosité que l’on a mis les pieds au milieu de la forêt le vendredi 29 juillet. Retour sur ce joli week-end…

Ambiance

Vendredi,

Heureusement pour nous c’est avec un peu de retard qu’a commencé le premier live. En effet, on ne va pas se mentir, on a un peu galéré pour se repérer dans cette Orne qu’on connait peu. Mais une fois passé Gacé on a commencé à distinguer des affiches « Biches festival » de plus en plus nombreuses et en moins de deux on débarquait sur le champ/parking. Encore quelques pas sur 400 mètres et on découvrait le site tant attendu!

C’est comme on l’imaginait: un grand espace verdoyant au milieu des arbres, des stands: prévention, merch, sandwich, food trucks, bar; la « timetable » sur des panneaux de la plus belle confection (cf photo), le hangar dont on nous avait parlé et bien sur les deux scènes (on découvrira le reste plus tard).

Chut, ça commence…

P1030426

 

En faisant des recherches sur la scène bordelaise il y a quelques mois on était tombé sur ce nom:  Ariel Ariel, qu’on avait ensuite recroisé en feuilletant les Inrocks, puis il est apparu dans la prog du Biches, tout ça avait aiguisé notre curiosité et après quelques écoutes on avait hâte de découvrir ce projet sur scène. C’est donc ce vendredi 29 juillet qu’on a enfin pu savourer ces sonorités exotiques accompagnées par une voix cristalline et une mélodie pop entraînante. Ariel débute son set en descendant de scène, un moment d’échange comme on les aimes. S’en suis le morceau Comme toi et on a à peine le temps de laisser notre esprit partir en voyage que c’est déjà la fin. Petit soucis d’organisation surement, pas facile d’ouvrir pour la première édition d’un festival, on leur pardonne et ça ne nous a donné que plus envie de vite les revoir!

Quelques minutes pour échanger avec les personnes arrivées tôt comme nous et nous voilà appelés de la seconde scène par les chevelus du groupe Biche, allons découvrir ça…

P1030434

Le Conte et Dr Dave vont se joindre à nous? Non parce qu’on se croit direct embarqué sur The boat that rocked sauf que là ça chante en français. On quitte la Martinique mais on continue de voyager avec la dream pop psychédélique de Biche. Des voix qui montent dans les aiguës, des synthés à qui mieux mieux et cette reprise improbable de La Mouche de Polnareff, c’est net, on a passé un bon moment.

L’après midi se poursuit. Malheureusement peu de monde devant l’énergie débordante d’Agapes, on se dandine et on apprécie les textes frais et l’instru pimpante (ainsi que la combi grise) des semi St Maurien de Niki Demiller, on flirte avec Françoise Hardy grâce aux trois belles filles de Juniore et c’est au tour de Cléa Vincent de prendre possession de la scène.

On entend de plus en plus parler de cette charmante musicienne et de son univers si particulier. A l’écoute les morceaux sont efficaces avec ces textes faussement naïfs, cette voix qui sort du lot et une instru à tendance électro. Sur scène c’est nickel, le charisme de la jeune femme et ses musiciens nous convaincs, les mélodies restent en tête Château perdu,  Jmy attendais pas, on pense à Véronique Sanson, à Michel Berger et on adhère.

P1030449

C’est l’heure de la claque rock des familles qui fait du bien. Little Bob nous donne une bonne leçon d’humilité, de passion toujours intacte, de voix qui tient encore sacrément bien la route, de musiciens au top, un régal! Bonne claque aussi avec les furies de Pins, des nanas de Manchester qui envoient!

Avant de finir avec Perez et le DJ set Hello acapulco/Retard on passe un moment gracieux (et on ne parle pas de nos pas de danse) avec The Pirouettes. Ça faisait un bail qu’on avait pas vu ces deux là sur scène dans le coin et ça nous manquait sacrément! Danser dans les boîtes de nuit, Dernier métro et autres morceaux que l’on fredonne et qui restent en tête, on a hâte d’écouter en boucle l’album Carrément Carrément qui sort le 16 septembre!

Une petite crêpe au sucre pour se réchauffer, un peu de courage pour remonter le chemin sans trop flipper des bruits qu’on entend dans la forêt et à demain le Biches.

 

Samedi,

Batteries rechargées, appareil photo et calepin dans la banane, nous revoilà sur le site après une seconde fouille au peigne fin pour en reprendre pleins les oreilles.

Projet intéressant que celui du multi-instrumentiste Beastie Vee, début d’après-midi en douceur avec Montoya, et chillance ultime avec nos chers rennais de Born Idiot.

P1030485

Ils étaient cet été en studio pour nous préparer un album aux petits oignons et vu l’aperçu qu’on en a eu en live ça risque d’être savoureux. Ils ne cherchent pas à être étiquetés mais en gros, pour vous donner une idée, on dira que c’est dream pop, inspiré de bossa avec une voix suave et un son de guitare plastique playmobil (c’est Lucas qui le dit, comme quoi, ce projet porte vraiment bien son nom…). Un petit retour nostalgique en enfance sur ambiance rétro, ça sent le formica et les boîtes à musique.

Après cette jolie balade on retrouve des têtes déjà croisées comme celle de Cléa Vincent, de Baptiste (Cléa Vincent, Niki Demiller) et de Kim que l’on avait rencontré sur une édition de Nordik appart. Cette fois ci c’est Les chansons de ma tante. Déjà le principe on adore: la tante de Kim, Joyce Giani  a écrit des textes dans sa jeunesse et Kim a décidé de leur redonner vie avec ses acolytes. Plein d’humanité, une super communion avec le public, des impros; sur scène il se passe vraiment quelque chose, on ressort avec la pêche et la banane.

P1030505

Ce n’est pas sans impatience que l’on attendait de revoir les Beach Youth même si la dernière fois n’est pas si lointaine, le 23 avril pour une soirée La Liaison. Les groupes qu’on programme et qu’on soutient on les apprécie réellement donc on savoure chaque fois qu’on a la chance de les voir! Sortie de studio également pour les Beach Youth avec un EP tout beau tout retravaillé pour très bientôt.Rien de mieux que des morceaux comme Days, Young ou Memories pour cette belle fin d’après midi d’été.

Le petit accident d’Aloha Orchestra a qui l’on souhaite bon rétablissement nous permet d’aller découvrir d’avantage l’espace chill. Un peu caché derrière la « petite » scène on y trouve pleins de gens qui ont l’air de bien s’amuser que ce soit autour d’un bière pong improvisé, du biches volley ou bien des masques à colorier. Enfants et grands enfants viennent passer quelques minutes ou plusieurs heures dans ce petit coin de paradis.

C’est avec deux belles performances que l’on finira ce week-end. « Le meilleur concert du festival » dirons certains, « Un dingue ce type » selon d’autres, pour nous Tall Juan c’est un projet qui sort du lot, un mec au charisme de fou, un vrai personnage, un grand partage avec le public, une très belle découverte, merci aux biches d’avoir déniché ce gars. Et dans la nuit noire c’est avec les grands de Rendez-vous que l’on se gondolera une dernière fois. C’est efficace, un peu comme si Orchestral Manoeuvres In The Dark s’étaient mis au métal, un mélange étonnant mais qui fonctionne et au final c’est ce qu’il y a de meilleur, quand c’est novateur et que ça marche!

IMG_7543

C’est très satisfaits que l’on repart du Biches festival, quasiment pas de fausses notes dans la programmation et même si on s’en doutait c’est quand même super rare de quasiment tout apprécier sur un festival. Bravo à toutes les personnes de l’organisation pour ce bel événement et l’accueil au top! On a déjà hâte d’être à l’année prochaine!

Publicités