Dune Basement, un projet caennais prometteur

Dune Basement est un très jeune projet Caennais qui a fait sa première date le 23 avril 2016 avec La Liaison. Date déjà très prometteuse qui nous a donné envie de les revoir pour la soirée du 29 septembre. Qu’ont-ils fait ces derniers mois? Quels sont les projets à venir? Voyons ça en quelques questions.

 

Dune Basement

Votre toute première date c’était le 23 avril 2016 avec La Liaison. Vous avez à nouveau accepté notre invitation pour la soirée du 29 septembre à la MDE et on vous en remercie. Il s’est passé quoi de beau entre ces deux dates?

Antonin: Nous avons continué à organiser des répétitions, même s’il a été difficile de nous retrouver tous ensemble à cause du bac. On a quand même pu faire plusieurs lives dont un à Lisieux, le tremplin de Falaise, où nous sommes arrivés en deuxième place, puis un concert au bord de l’eau à Pont d’Ouilly. Ça a été intéressant car les concerts n’étaient pas tous réussis, ce qui nous a permis d’au moins progresser, de savoir ce qui fonctionne ou ne fonctionne pas en live (c’est en forgeant qu’on devient forgeron!) On a aussi étoffé un peu notre set, et sorti un deuxième enregistrement, Past Stories.

Jules: il y a aussi Hugo qui nous a rejoins à la batterie. On a encore jamais joué tous ensemble mais ça devrait être le cas pour le 29 septembre. Avant on jouait en live avec une boite à rythmes qu’on lançait sur audacity, c’était pas génial. La batterie devrait donner un son plus énervé, ce qui correspond plus à l’idée qu’on se faisait pour nos concerts.

Tom: Et aussi des changements sur le plan perso: l’obtention du bac, les vacances, puis j’ai l’impression d’avoir maturé aussi. La seule chose qui n’a pas changée c’est qu’on galère toujours autant pour les répétitions.

Le premier concert de Dune Basement le 23 mai dernier

Vous avez souvent dit que ce projet ne serait pas amené à perdurer, où en êtes vous aujourd’hui avec cette idée?

Jules: Ouais, à la base c’était juste pour occuper la fin de notre lycée.

Tom: Pour moi depuis le début le projet était éphémère, c’est aussi ça qui lui donnait de la force.

Antonin: On en a déjà pas mal discuté. Comme le projet nous plaît bien à tous, on va faire de notre mieux pour continuer. Comme Tom entame ses études à Paris, ça va être difficile de se retrouver tous pour répéter, mais c’est pas impossible non plus. Donc même si le groupe sera légèrement en stand-by, il continuera d’exister avec, on l’espère, encore d’autres dates.

Tom: En même temps je pense que la discussion a besoin d’être relancée avec le groupe.

Léo: J’espère que ça pourra continuer. Là c’est un peu compliqué mais plus tard ça sera peut être plus simple…

Jules: En tout cas j’aimerai bien enregistrer les quelques morceaux qu’on a si on devait arrêter.

Quels sont donc vos projets pour la suite?

Antonin: Pour ma part je compte bien poursuivre le plus longtemps possible avec le groupe. Et je commence à tâtonner pour l’élaboration d’un projet électro, mais rien de bien précis pour l’instant.

Tom: Je ne sais pas ce qu’il adviendra de Dune Basement mais je suis toujours plus ou moins impliqué dans d’autres projets musicaux!

Léo: J’ai un petit projet solo, pas dinguement enregistré mais voilà.

Jules: Ce qu’on fait avec Dune Basement me plait encore, j’ai envie de continuer. Puis en ce moment je fais des morceaux plus disco et groovy, je sais pas ce que je vais en faire. Mais en général j’ai envie de tester tous les arts, et pas de rester que dans la musique forcément.

Quels sont les artistes qui vous inspirent? Les univers qui vous touchent? que l’on se plonge un peu dans votre monde.

Antonin: On s’inspire évidemment de la scène indie pop.

Jules: Quand on a commencé à jouer ensemble, nos groupes de référence c’était Beach Fossils et les Drums, pour l’énergie et les arrangements.

Antonin: Mais il y a d’autres univers qui gravitent autour de cette inspiration principale, et se révèlent, ponctuellement, au fur et à mesure des compos. Que ce soit le côté punk de la fin de Seasons, ou encore ce break étrange et inattendu sur Past Stories; ces différents univers permettent selon moi d’apporter un côté plus personnel, plus singulier à notre musique. Je pense aussi que le côté parfois contemplatif de certains morceaux est important. Je trouve qu’ils ont plus d’impact, plus de capacité à faire voyager, à être assimilé à des sensations ou un état d’esprit.

Jules: Oui c’est pareil pour les paroles. Elles évoquent avec des mots simples des sensations, des souvenirs, des histoires qu’on aime rêver. C’est pas très original mais c’est ce qui nous plait je crois. Après sur le plan musical, étrangement la plupart des choses que j’écoute sont assez différentes de la musique qu’on fait. J’aime bien écouter de la musique sur laquelle tu peux danser. En ce moment je suis à fond dans Francis Lung, Porches ou Babe qui sont hyper r’n’b, c’est trop bien.

Tom: Moi je suis pas mal influencé par le jazz, la funk, la dance, tout ce que je jouais avant. J’aime bien la musique qui produit un effet sur les sens.

Léo: Pour moi ça serait Mac Demarco, Diiv, Beach Fossils, Foals, Parks Squares & Alleys, dans ce style là.

Vous êtes très jeunes, quels parcours avez-vous suivis pour le moment?

Tom: J’ai plongé jeune dans la musique. J’ai commencé par l’éveil musical, puis j’ai commencé la basse vers 14 ans en prenant des cours mais en apprenant aussi en autodidacte. J’ai fait une formation de musique savante au lycée avec l’option spécialité musique.

Antonin: Pour ma part, je n’ai pas de formation réelle en rapport avec la musique, j’ai appris le piano avec mon père, et maintenant je m’essaye progressivement à la synthèse, tout seul. Sinon je suis actuellement en arts du spectacle pour des études de théâtre.

Jules: Avec Léo on a commencé la musique ensemble, genre toute fin de la primaire, début du collège. On a appris seuls, à part des cours de guitare qu’on a fait au début mais on trouvait ça méga nul et ça nous a pas trop servit au final. On a plus appris en écoutant beaucoup de musique et en composant assez jeune. C’était vraiment pas bien au début mais ça nous a permis de comprendre assez vite pas mal de choses sur la musique en général.

Merci les gars ! Rendez-vous le jeudi 29 septembre à la Maison de l’Etudiant de Caen.

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